Clarification concernant l'exemption de rayon de 150 milles
| Date d’inscription | 1 avril 2026 |
|---|---|
| Numéro de l’enjeu | 26-053-DRV |
| Nom | Nick Wright |
| Organisme | Kansas Highway Patrol |
| Adresse | 1220 S. EnterpriseOlathe, KS, 66061United StatesVoir sur la carte (s’ouvre dans un nouvel onglet) |
| Téléphone | (913) 782-8100 |
| Courriel | [email protected] |
| Comité | Comité de contrôle de la circulation routière |
| État | Ouvert |
| Résumé de l’enjeu | Il existe une divergence entre les logiciels et les sites Web de cartographie quant à la prise en compte de la courbure terrestre. Cette divergence a une incidence sur la valeur à saisir pour définir un rayon : 150 milles ou 172,6 milles, selon la conversion entre milles aériens et milles terrestres. Ce problème découle d'un audit de sécurité effectué en 2025 auprès d'un new entrant transporteur routier agricole bénéficiant de l'exemption de 150 milles aériens relative aux heures de service, prévue par le 49 CFR 395.1(k). L'auditeur a soumis son rapport en se basant sur 172,6 milles, exemptant ainsi le transporteur des heures de service. La FMCSA lui avait pourtant demandé d'utiliser la valeur de 150 milles. D'autres recherches ont permis de déterminer qu'il existe plusieurs méthodes de cartographie. L'une des plus courantes, utilisée par Google Maps, est le « Système géodésique mondial », plus communément appelé « WGS84 », qui calcule les distances à partir de la longitude et de la latitude. Ce même système est appliqué à l'outil de calcul du rayon, ce qui permet de compenser la courbure de la Terre. Ainsi, lorsqu'on utilise un logiciel qui utilise le WGS84, il suffit de saisir 150 milles, la courbure étant déjà prise en compte. J'ai essayé de déterminer quels logiciels et sites Web utilisent quels systèmes de coordonnées. C'est très difficile, car la plupart des sites ne précisent pas le système utilisé. Il semble que la plupart compensent la courbure de la Terre et utilisent probablement le WGS84. Cette hypothèse repose sur l'obtention de résultats identiques en exécutant la même carte de rayon sur plusieurs sites web. J'ai contacté Garmin, un chef de file mondial reconnu des systèmes de positionnement mondial, qui a une forte présence dans l'industrie aéronautique. Selon leur système de cartographie, leurs systèmes convertissent toutes les données au format WGS84. J'ai contacté deux universités du Kansas et j'ai reçu une excellente réponse d'une professeure de cartographie de l'Université d'État du Kansas. Sa réponse par courriel, accompagnée d'explications, est jointe en PDF à cette demande. La professeure a confirmé l'utilisation du système WGS84, mais a aussi démontré que ce sujet est beaucoup plus complexe. Elle a expliqué qu'il existe deux types de systèmes de coordonnées et a poursuivi en expliquant que des incohérences apparaissent souvent dans l'actualité lorsque ces systèmes sont mal utilisés. Elle a ajouté que même les administrations locales peuvent faire des erreurs importantes lors de la création de cartes SIG. |
| Justification ou besoin | Le problème se pose autant pour les forces de l’ordre que pour l'industrie. En forces de l’ordre, on a toujours tendance à privilégier le conducteur ou le transporteur routier, ce qui est logique lors des contrôles routiers courants. On préfère tolérer qu'un conducteur ne tienne pas de carnet de bord en cas de doute plutôt que de le mettre hors service alors qu'il aurait pu bénéficier d'une exemption. Cependant, lorsqu'un accident grave survient, comme un accident mortel, et qu'un conducteur et/ou un transporteur routier impliqué s'est vu refuser la tenue d'un carnet de bord en raison d'une présomption de clémence, mais qu'après vérification, il s'avère qu'il ne se trouvait pas dans le rayon de 150 milles marins, ce conducteur et ce transporteur peuvent désormais être tenus responsables au civil, voire au pénal. La question est délicate pour ceux qui fournissent des conseils aux industriels concernant les véhicules commerciaux lorsqu'ils se trouvent si près du rayon de 150 milles aériens. Par conséquent, la justification est qu'on doit faire preuve de cohérence dans nos actions et dans l'application de ces règles à l'échelle nationale. Nous pouvons toujours privilégier le conducteur ou le transporteur, mais lorsque notre indulgence mène à une mauvaise application des règles, c'est injuste pour ces transporteurs routiers, ou pire encore, pour la victime d'un transporteur non conforme. Ces données kilométriques sont utilisées dans plusieurs domaines de la réglementation fédérale : véhicules agricoles couverts, conducteurs de véhicules agricoles, heures de service et même l’exception agricole relative aux marchandises dangereuses prévue à l’article 173.5. |
| Demande d’action | Je demande à l'Alliance de solliciter des directives claires de la FMCSA concernant le kilométrage à utiliser pour le calcul des cartes de rayon d'action. Faut-il TOUJOURS utiliser 150 milles, quoi qu'il arrive ? Le kilométrage devrait-il varier en fonction du système utilisé par la carte de rayon d'action ? Existe-t-il un moyen de déterminer quel système est utilisé par chaque outil de cartographie de rayon ? La FMCSA peut-elle fournir une liste définitive des sites Web qui sont les seuls outils acceptables pour mesurer un rayon ? Une fois les directives reçues, ces renseignements doivent être intégrés au matériel de formation, aux mises à jour destinées aux instructeurs et aux inspecteurs de la norme nord-américaine Partie A. |