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Les élections de mi-mandat entraînent de grands changements dans les transports

17 octobre 2016

Les élections de mi-mandat entraînent de grands changements dans les transports

Mardi, les élections de mi-mandat ont eu lieu et leurs résultats annoncent des changements majeurs dans le secteur des transports. Si deux sièges au Sénat restent encore à combler, les Républicains ont déjà remporté suffisamment de sièges pour prendre le contrôle du Sénat en 2015. L'issue de ces deux élections déterminera la force de la majorité républicaine au Sénat lors de la 114e législature, qui débutera en janvier. Cependant, même si les Républicains remportent ces deux sièges, il leur manquera plusieurs voix pour atteindre la majorité absolue de 60 sièges, ce qui signifie qu'ils auront besoin du soutien des Démocrates pour faire adopter des lois. Parmi les sièges remportés par les Républicains figure celui du sénateur Pryor (Démocrate-Arkansas), spécialiste des questions de sécurité des véhicules commerciaux lourds. Ce changement de leadership au Sénat signifie que le sénateur Thune (Républicain-Dakota du Sud) prendra la présidence du comité du commerce. Le président actuel de cette commission, le sénateur Rockefeller (démocrate de Virginie-Occidentale), prend sa retraite et le sénateur Nelson (démocrate-Floride) devrait lui succéder.

De l'autre côté du Capitole, les Républicains ont remporté plus de sièges, renforçant ainsi leur majorité à la Chambre des représentants. Bien qu'il n'y ait pas de changement de parti à la Chambre, d'importants bouleversements se profilent au sein de la Commission des transports et des infrastructures. Six Républicains quitteront la commission, à la suite de départs à la retraite ou de défaites électorales, dont deux de ses membres les plus anciens. Pendant ce temps, trois démocrates ont perdu leur siège. Si le président Shuster (R-PA) conservera son poste, le membre le plus ancien, Rahall (D-WV), n'a pas été réélu, ce qui signifie qu'un nouveau membre le plus ancien siégera à la Commission en janvier. Le député DeFazio (D-OR) devrait occuper ce poste ; cependant, le député Garamendi (D-CA) a également annoncé son intention de se présenter à ce poste. Compte tenu de son ancienneté, DeFazio est bien placé pour l'obtenir. Le sous-comité des autoroutes et des transports en commun connaîtra également un changement de direction, son président, le représentant Petri (R-WI), prenant sa retraite.

Perspectives d'avenir

Avec les élections maintenant terminées, le paysage politique pour le reste de l'année 2015 et l'année à venir se dessine. Dès la reprise des travaux du Congrès la semaine prochaine, la priorité absolue sera l'examen du budget de l'exercice 2015. Les représentants des deux chambres ont travaillé pendant la pause électorale à la résolution des derniers points de désaccord entre les deux propositions. La question est maintenant de savoir si les Républicains et les Démocrates veulent collaborer et finaliser le projet de loi de financement avant l'échéance du 11 décembre 2014.

Un optimisme prudent règne parmi les intervenants du secteur des transports quant à la possibilité d'adopter une loi sur les autoroutes en 2015. Les Républicains voudront démontrer leur capacité à légiférer, maintenant qu'ils contrôlent les deux chambres, et ce projet de loi, bénéficiant généralement d'un soutien bipartite, constitue une option intéressante. Cependant, le financement restera un problème majeur et les chances de trouver de nouvelles sources de revenus sous un Congrès à majorité républicaine sont faibles. Parallèlement, le président a tenu des propos après les élections qui laissent entrevoir son intérêt pour un projet de loi sur les transports. Il a notamment souligné que les transports et les infrastructures sont des sujets qui transcendent les clivages partisans. Le président suggère une réforme de l'impôt des sociétés pour aider au financement du prochain projet de loi sur les transports, une idée qui, pour l'instant, n'obtient pas un large consensus au Congrès.