Extension du SSRS dans les projets de loi relatifs à la Commission du 11 septembre et aux corrections SAFETEA-LU
1 décembre 2016
Extension du SSRS dans les projets de loi relatifs à la Commission du 11 septembre et aux corrections SAFETEA-LU
L'article 1436 du projet de loi S.4, récemment adopté par le Sénat et mettant en œuvre la dernière recommandation de la Commission du 11 septembre, inclut une disposition législative rétablissant le système SSRS jusqu'à la mise en place du nouveau système d'immatriculation unifié des transporteurs aériens. Un projet de loi antérieur, adopté par la Chambre des représentants et portant sur la même recommandation, ne contient pas cette disposition. Les deux projets de loi seront soumis à un comité de conciliation dans les semaines à venir. Des efforts sont déployés pour maintenir la prolongation du système SSRS dans la version finale. Cependant, le sort de ce projet de loi demeure incertain. Le président a menacé d'opposer son veto au texte final concernant les dispositions élargissant les droits de négociation collective des agents de sécurité aéroportuaires de la TSA. Certains pensent qu'un compromis sera trouvé sur ce point, car ni le président ni le Congrès ne voudront être tenus responsables de l'échec de la mise en œuvre des recommandations de la Commission du 11-Septembre.
Par ailleurs, une disposition prolongeant le SSRS figure également dans le projet de loi SAFETEA-LU relatif aux services correctionnels, HR 1195, adopté par la Chambre des représentants en février. Le Sénat doit encore élaborer et examiner sa version du projet de loi. Son adoption par le Congrès n'est pas prévue avant juillet au plus tôt.
Le défi jusqu'à présent n'a pas consisté à convaincre le Congrès de la nécessité d'une prolongation du SSRS, mais à faire en sorte que le texte de loi relatif à cette prolongation soit intégré à une législation qui soit assurée d'être adoptée par le Congrès et promulguée par le Président.
L'Office unifié d'enregistrement des transporteurs (UCRB) continue de s'attaquer à la nouvelle structure tarifaire
La nécessité de rétablir et de prolonger le SSRS tient au fait que la nouvelle structure tarifaire et l'accord du Plan d'enregistrement unifié des transporteurs (UCR) ne sont pas encore finalisés et prêts à être mis en œuvre par les États. Nombre des 37 États participant au SSRS sont contraints de réduire leurs programmes de sécurité routière, notamment les programmes de contrôle de la sécurité des transporteur routier, financés ces dernières années par les recettes du SSRS.
Le conseil d'administration de UCR travaille activement à l'élaboration d'une nouvelle structure UCR couvrant l'ensemble du secteur du transport routier, et non plus seulement le transport en commun comme c'était le cas avec le système SSRS. Le conseil a soumis un projet de structure tarifaire au ministère des Transports (FMCSA) pour approbation, après quoi une période de consultation publique de 90 jours est prévue. Ce projet a été rejeté à deux reprises, accompagné d'une demande d'analyse approfondie et d'informations complémentaires. La dernière demande du ministère des Transports invitait le conseil à tenir compte du nombre de remorques exploitées par le transporteur, ainsi que du nombre de tracteurs.
Lors de la téléconférence du 15 mars, le Conseil s'est entendu sur une nouvelle grille tarifaire incluant les groupes motopropulseurs et les remorques. Cette grille sera bientôt soumise à l'examen de la FMCSA. On espère que la FMCSA approuvera cette nouvelle proposition et qu'elle pourra être publiée pour consultation publique pendant une période maximale de 90 jours. Les sous-comités du Conseil UCR chargés des systèmes, du référentiel et des procédures devraient également terminer leurs travaux dans ce même délai. Toutefois, d'importantes questions restent à résoudre.
Chaque jour qui passe réduit d'autant plus la probabilité que tous les éléments susmentionnés se concrétisent à temps pour que les États perçoivent de nouvelles recettes UCR pour l'exercice 2007. Par conséquent, les efforts législatifs visant à rétablir temporairement le système SSRS afin d'atténuer les difficultés financières qui se développent dans de nombreux États appliquant ce système se poursuivront. Ces efforts permettront non seulement de compenser les pertes de revenus des États au titre du système SSRS, comme le présupposé la section UCR de la loi SAFETEA-LU, mais aussi de continuer à inciter le secteur industriel à soutenir le développement du nouveau UCR dans les meilleurs délais.
Des mesures de sécurité des transports sont également incluses dans la législation du Comité sénatorial sur le 11 septembre.
Le projet de loi du Sénat concernant la Commission du 11 septembre comprenait également des mesures concernant la sécurité des transporteur routier, des autobus et des matières dangereuses. Ces mesures comprenaient l'acheminement routier des marchandises dangereuses, le suivi des matières à haut risque par les transporteur routier, la mise en place d'un programme d'examen des plans de sécurité relatifs aux matières dangereuses, une évaluation de la sécurité des camions, un système national d'intervention du secteur public et des subventions pour la sécurité des autobus routiers. La version du projet de loi relative à la Commission du 11 septembre et à la sécurité des transports adoptée par la Chambre des représentants ne contient pas ces dispositions. Le comité de conciliation Chambre-Sénat déterminera donc si elles seront incluses dans la version finale.
CVSA se joint à la coalition pour les incitatifs à la sécurité
La CVSA s'associe à la Motor and Equipment Manufacturers Association et à d'autres groupes pour obtenir une législation sur les crédits d'impôt afin d'encourager l'achat de technologies de sécurité par les transporteurs routiers. De nouveaux systèmes de sécurité, qui s'avèrent efficaces pour réduire les accidents et sauver des vies, font leur apparition sur le marché. Le défi consiste à encourager une utilisation plus répandue de ces systèmes par les transporteurs routiers.
Les membres de la coalition étudient des technologies telles que le contrôle de stabilité du véhicule, l'alerte de franchissement de ligne, l'alerte de collision frontale, la détection d'obstacles latéraux et les systèmes de surveillance du freinage. Pour que cette initiative législative soit couronnée de succès, les crédits d'impôt devraient s'appliquer à de grandes catégories de systèmes de sécurité, plutôt qu'à des technologies spécifiques.
On espère qu'un projet de loi pourra être rédigé d'ici le 1er mai.