Action du Sénat
20 octobre 2016
Action du Sénat
Plus tôt aujourd'hui, le Sénat a voté et adopté le projet de loi S.1813, sa version du projet de loi sur les autoroutes, longtemps bloqué. La semaine dernière, le Sénat était finalement parvenu à une entente sur une série d'amendements qui seraient examinés avant le vote sur l'ensemble du projet de loi relatif aux transports. Avec ce projet de loi à l'étude au Sénat depuis plusieurs semaines, de nombreuses ententes ont été conclues en coulisses sur des modifications mineures acceptables par les deux partis. Le Sénat a voté sur une trentaine d'amendements avant de procéder au vote final sur le texte cet après-midi.
Plusieurs amendements proposés (PDF) (opens in a new tab) visaient à transférer le système fédéral actuel aux États. Tous ont été rejetés. Deux amendements (Merkley 1814 et Klobuchar 1617) accordant des exemptions au secteur agricole concernant les heures de service et autres exigences de sécurité des transporteur routier ont été adoptés par vote à main levée.
L'amendement Merkley de 1814 vise à permettre aux agriculteurs et aux éleveurs de traverser les frontières provinciales pour accéder à l'usine de transformation la plus proche. Il exempte les camions agricoles (« véhicules agricoles concernés ») des réglementations fédérales en matière de sécurité lorsqu'ils transportent des récoltes, du bétail ou du matériel agricole. Cette exemption s'applique lorsqu'ils circulent dans un rayon de 240 kilomètres (150 milles) de leur exploitation ou à l'intérieur de leur État. Elle concerne les exigences relatives au permis de conduire commercial (CDL), aux examens et certificats médicaux, aux heures de service, ainsi qu'à l'inspection et à l'entretien des véhicules. Les États seraient ainsi en mesure d'établir leurs propres règles de sécurité pour ces véhicules, au lieu et place des règlements fédéraux sur le transport routier interétatique.
L'amendement Klobuchar (n° 1617) exempte les véhicules transportant des produits et fournitures agricoles des réglementations relatives aux heures de service pendant les périodes de semis et de récolte. Cet amendement rétablit une exemption générale qui était en vigueur jusqu'à il y a quelques années, avant que la FMCSA ne la limite à l'ammoniac anhydre, un produit agricole volatil. L'exemption étend désormais la dérogation à tous les transports de produits agricoles dans un rayon de 160 kilomètres (100 milles) de l'exploitation, y compris le transport entre les grossistes et les détaillants.
La CVSA a adressé une lettre (PDF) (opens in a new tab) aux sénateurs pour s'opposer fermement aux deux amendements relatifs à l'agriculture. Cependant, ces mesures bénéficiaient du soutien du secteur agricole et de l'ATA, et ont finalement été adoptées. Le texte des deux amendements figure dans le projet de loi initial de la Chambre des représentants (HR 7), ce qui rend leur inclusion dans la version finale, si elle est adoptée, quasi certaine. Les équipes de la CVSA continueront de faire pression sur les collaborateurs du Congrès, mais il est peu probable que les exemptions soient supprimées à ce stade. Nous avons déposé un amendement à la Chambre des représentants, proposé par le député Hank Johnson, qui exige une étude d'impact sur ces exemptions. Nous continuerons à faire la promotion de cet amendement. S'il est intégré, il pourrait servir de tremplin pour aborder la question des exemptions dans les législations futures.
Bien que le projet de loi du Sénat soit maintenant finalisé, il reste encore beaucoup à faire. Si la Chambre des représentants adopte un projet de loi sur les transports (ce qui est loin d'être acquis à ce stade), les deux chambres devront encore désigner des membres du comité de conciliation pour harmoniser les deux versions. Le programme actuel expire le 31 mars et la Chambre des représentants est en pause cette semaine. Par conséquent, l’adoption du texte par la Chambre et la tenue d’un comité de conciliation avant cette échéance sont pratiquement impossibles. Par conséquent, même après l'adoption de sa mesure relative aux transports, le Sénat devra probablement négocier et approuver une prolongation avant la fin du mois.
Action de la Chambre
Parallèlement, la situation à la Chambre des représentants demeure incertaine. Avant de suspendre les travaux parlementaires cette semaine, la direction de la Chambre a tenté, sans succès, de réunir les voix nécessaires à l'adoption d'une quelconque mesure relative aux transports. Le projet de loi initial, d'une durée de cinq ans, a été brièvement abandonné dans l'espoir de faire adopter une version plus courte et moins coûteuse. Cependant, ce projet n'a pas non plus obtenu les votes requis et la direction a dû revoir sa copie. Actuellement, les dirigeants de la Chambre tentent de négocier une série d'ajustements au projet de loi initial, d'une durée de cinq ans, afin d'obtenir les 218 voix nécessaires, en s'efforçant cette fois de rallier des démocrates au-delà des clivages partisans. L'issue de ces négociations demeure incertaine.
À un moment donné, les négociations sur le projet de loi à long terme devront être suspendues afin que la Chambre puisse s'entendre sur une prolongation. Il est probable que les dirigeants des deux partis, de part et d'autre de la Chambre, s'efforcent de trouver une solution à la question immédiate de la prolongation. Toutefois, des désaccords surgiront inévitablement quant à la durée et au contenu de la prolongation (modifications mineures ou maintien de la date), et leur résolution prendra du temps. Comme pour plusieurs prolongations par le passé, celle-ci se jouera probablement à la dernière minute, permettant ainsi aux députés de continuer à faire pression sur leurs principaux enjeux.